Bernières-sur-mer

La localité fait partie du périmètre de Juno Beach, dévolu à la 3e Division d’Infanterie Canadienne, commandée par le Général Rodney Keller. Il s’agit plus particulièrement du secteur “Nan” où vont débarquer les Queen’s Own Rifles et le Régiment de la Chaudière du Colonel Mathieu.

Sur la plage se dresse une de ces villas typiques de l’architecture balnéaire normande de la fin du XIXe et première moitié du XXe siècle, La maison des Canadiens. Elle sera de fait la première maison française libérée par des troupes venues de la mer (la toute première étant, aux premières heures du 6 juin, le café Gondrée, libéré par les paras britanniques de la 6e Airborne (voir “Les opérations aéroportées”), lesquelles, pour une grande partie d’entre elles, à la grande surprise des habitants, parlent français, avec, de plus, un accent qui n’est pas sans rappeler le bas-normand.

maison des canadiens

            Cette maison, incontournable, est aujourd’hui “La Maison des Canadiens” laquelle a d’ailleurs son  association que vous pourrez retrouver sur le site : http://maisondescanadiens.e-monsite.com). Plus à l’est, en longeant la plage sur la promenade des Français, a été édifié, appuyé sur ancien blockhaus allemand, le mémorial en l’honneur du Queen’s Own Rifles of Canada (voir photo).

memorial queen's own rifles

La commune, qui compte aujourd’hui un peu plus de 2300 habitants, compte un hôtel de 10 chambres avec piscine couverte et chauffée, installé dans un logis du XVIIe siècle et situé à 350 m de la plage, deux chambres d’hôtes, une dizaine de gîtes et un camping 4 étoiles avec piscine chauffée. Pour la restauration, on peut compter sur un restaurant traditionnel et une brasserie.

Depuis septembre 2010, Bernières-sur-Mer possède le label « commune touristique ».

Hermanville-sur-Mer

Plus d’informations sur la commune en lien avec le D-Day

Cette commune d’un peu moins de 3000 habitants se situe dans le périmètre de la plage de Sword Beach, entre Lion-sur-mer et Colleville-Montgomery, et c’est sur son territoire, plus précisément à La brèche d’Hermanville, que se déroule l’essentiel de l’assaut (voir la page Sword). La ville a baptisé une de ses places, près du front de mer, « Place du cuirassé Courbet », en l’honneur du vaisseau qui, après avoir été un fleuron de la flotte française et démobilisé en 1940, sera utilisé lors de l’opération Overlord en étant volontairement échoué pour consolider le port artificiel d’Arromanches. C’est précisément sur cette place que l’on trouve les monuments qui rappellent le Jour J : une plaque qui rappelle l’action des régiments d’artillerie de la 3e Division d’Infanterie britannique qui débarquèrent à Hermanville, et, juste à côté, le monument « Le matelot » dû à un sculpteur norvégien et inauguré en 2004 par le roi de Norvège en personne, pour rappeler la participation de la marine norvégienne à l’opération Neptune (volet naval d’Overlord) comme le montre la photo ci-dessous. La commune propose par ailleurs l’été un parcours commenté (2h30, 3 km) de randonnée historique sur les pas des alliés.

Hermanville sur mer

Séjourner à Hermanville-sur-Mer

Hermanville abrite un hôtel de vingt chambres, trois terrains de camping et de nombreuses chambres d’hôtes et locations saisonnières, sachant que sur la digue le touriste pourra trouver la piscine municipale (couverte) ainsi que le club de voile . Deux restaurants proposent de la cuisine traditionnelle à des prix très abordables.
Au final, le lieu est certes un peu excentré pour qui veut découvrir l’ensemble des plages du débarquement, mais constitue en revanche à n’en pas douter un excellent point de départ pour le secteur anglo-canadien.

On y trouve par ailleurs de très belles villas typiques de l’architecture balnéaire normande, comme vous pouvez le constater ci-dessous.

villa la bluette

la villa la Bluette, classée monument historique, a été conçue par Hector Guimard,
célèbre architecte de l’art nouveau, à qui l’on doit, entre autres, les entrées du métro parisien.

villas le korrigan villa neva

Légende : ces deux villas, avant le D-Day, abritaient…la Kommandantur !

Bayeux en Normandie : tourisme et histoire

Une fois n’est pas coutume, pour Bayeux, nous avons mixé l’aspect hébergement et les visites touristiques et historiques liées au D-Day, raison pour laquelle le billet figure dans nos deux catégories.

Bayeux

Bayeux, ville touristique idéale pour séjourner près des plages

Les puristes pourront nous objecter que la ville de Bayeux ne se trouve pas strictement dans le périmètre des plages du débarquement. Pourtant, si la capitale du Bessin peut, en toute logique, s’enorgueillir du titre de « première ville française libérée (dès le 7 juin), c’est bien à sa proximité des plages qu’elle le doit : à peine six kilomètres !

Inutile de s’attarder ici sur les capacités hôtelières de la cité : les offres en matière d’hébergement et de restauration sont celles d’une ville de près de 14 000 habitants située au cœur d’une région hautement touristique : il n’y a que l’embarras du choix. Ajoutons que, pour qui préfère le calme de la campagne aux services de la ville, quitte à devoir utiliser l’automobile pour le moindre achat, on peut trouver à proximité immédiate, dans des bourgades comme par exemple Arganchy, des locations saisonnières plus que correctes à des prix défiant toute concurrence.

Visites touristiques

En dehors du sujet qui nous concerne principalement, Bayeux regorge de ressources qui raviront le touriste. On citera notamment :

  • la cathédrale, consacrée en 1077 par l’évêque Odon, en présence de son illustre frère, Guillaume le Conquérant,
  • le conservatoire de la dentelle, 6, rue du Bienvenu (visite libre),
  • le MAHB *, pour Musée d’Art et d’Histoire Baron Gérard, 37 rue du Bienvenu, qui mêle la peinture européenne à la création régionale (dentelle, porcelaine) (entrée adulte 7 €) ; et, bien entendu,
  • la tapisserie de Bayeux * (Centre Guillaume le Conquérant,13 bis rue Nesmond, entrée adulte 9 €) : l’orgueil de la ville se contemple au sein d’un Musée qui retrace également avec maquettes et reconstitutions la Normandie et surtout l’Angleterre à l’époque de Guillaume.

On ne manquera pas de citer aussi, pour la partie extérieure, les circuits possibles dans le vieux Bayeux, la ville ayant été miraculeusement épargnée en 1944, les promenades sur les bords de l’Aure, et deux moyens de découvrir les richesses de la cité : le p’tit train touristique (de début avril à fin septembre), et les Calèches d’Hector (de février à novembre).

En rapport avec le jour J

En ce qui concerne le débarquement, les témoignages ne manquent pas, gravés dans le nom des boulevards ou dans la pierre : on citera le monument de la libération au rond-point de Vaucelles, qui rappelle que, la première, la ville reçut le 14 juin 1944 la visite du Général de Gaulle. Il y revint le 16 juin 1946, où, dans un discours resté fameux, il jettera les bases de ce qui, bien plus tard, deviendra la Ve République, et, à cette occasion, inaugura sur la place qui, aujourd’hui, porte son nom, le monument qui rappelle son premier passage, en reproduisant les mots qu’il avait alors prononcés. Le visiteur venant de Caen ne manquera pas non plus d’être impressionné dès l’entrée de la ville par le monument édifié en l’honneur du chef de l’opération Overlord, Dwight Eisenhower, sur le rond-point qui porte son nom.

Statue Eisenhower

Musée Mémorial de la bataille de Normandie

Le Musée Mémorial de Bayeux (entrée adulte 6 €) *, boulevard Fabian Ware (du nom du fondateur de la CWGC, voir plus bas), mérite assurément une visite. Le profane pourra se consacrer longuement à la partie « documentaire » composée de textes explicatifs, abondants. Le visiteur déjà bien au fait du sujet et plus attiré par l’authenticité du concret s’intéressera davantage aux objets de l’époque, armes, uniformes, matériels en tous genres, y compris lourds (véhicules blindés).

musée bataille de normandie

Mémorial du Commonwealth

Juste à côté, nous sommes en territoire britannique : il faut absolument se rendre d’abord au Mémorial, qui rend hommage aux 2092 combattants du Commonwealth tués lors de la bataille de Normandie et qui n’ont pu recevoir de sépultures. Au fronton, une inscription en latin « NOS A GULIELMO VICTI VICTORIS PATRIAM LIBERAVIMUS » rappelle l’origine normande des libérateurs : « Nous, conquis par Guillaume, avons libéré la patrie du Conquérant ».

Memorial-Commonwealth

Cimetière militaire britannique de Bayeux

En face, c’est le cimetière britannique, où reposent plus de 4600 soldats, tous n’étant pas Britanniques (ils sont 3935), ni même du Commonwealth (181 Canadiens, 17 Australiens, 8 Néo-Zélandais, 1 Sud-Africain): on y trouve 25 Polonais, 3 Français, 2 Tchécoslovaques, et, plus surprenant, 7 Italiens et 2 Russes ; ainsi qu’un imposant carré regroupant les tombes de 466 soldats allemands. Il faut en effet se souvenir que, immédiatement après les combats, lorsque sont nés les premiers cimetières, alors provisoires, on n’a pas nécessairement cherché à séparer les nationalités. Ce trait se retrouve ici. La nécropole est le lieu habituel des grandes cérémonies commémoratives : la Reine Elisabeth s’y trouvait en 1994 avec François Mitterrand pour le 50ème anniversaire, avec Jacques Chirac en 2004 pour le 60e, et à nouveau en 2014 avec Manuel Valls. Le cimetière de Bayeux est le plus important des 18 cimetières militaires britanniques de Normandie. Comme tous les autres, il est géré par la Commonwealth War Graves Commission.

Cimetiere militaire britannique

Par ailleurs

On notera encore, entre le Musée de la bataille de Normandie et le Mémorial britannique, la présence du Mémorial des reporters, promenade paysagère ponctuée de stèles sur lesquelles sont gravés les noms de plus de 2000 journalistes tués à travers le monde depuis 1944. Du boulevard Fabian Ware, on aperçoit d’abord la stèle dédiée à Robert Capa (1913-1954), célèbre, entre autres, pour ses photos d’Omaha Bach (il était de la vague d’assaut), et mort en Indochine alors qu’il accompagnait les troupes françaises.

* Les trois musées bayeusains proposent des tarifs groupés : 12 € pour deux musées, au choix; 15 € pour les trois.

Luc-sur-Mer

Cette station balnéaire, qui s’étend sur le périmètre de Sword Beach, compte plus de 3000 habitants (les Lutins, si, si). C’est dire que l’on va y trouver une palette de services relativement conséquente.

visiter luc sur mer

Hébergement à Luc-sur-Mer : hôtels, locations, camping…

Où se loger ? Deux hôtels existent, pour un total de 68 chambres, tous deux étant situés directement en front de mer, et l’un disposant même d’une piscine chauffée. Plus d’une quinzaine de locations saisonnières et un camping 4 étoiles de 220 emplacements, y compris des bungalows et des chalets, complètent l’offre d’hébergement.

Restauration à Luc-sur-Mer

Où se restaurer ? Les deux hôtels déjà mentionnés comportent tous deux un restaurant. Mais on trouvera en plus 5 tables de cuisine traditionnelle, sans compter les crêperies et salons de thé.
La ville abrite également un centre de thalassothérapie (la thalasso des 3 mondes). Depuis 2012, a vu le jour à 3 km de Luc-sur-Mer une réalisation intercommunale : le centre aquatique Aquanacre.

Une ville hautement touristique

L’endroit invite à la flânerie : une digue d’1,5 km, une très longue jetée (comme en atteste d’ailleurs la photo), repère des pêcheurs à la ligne, alors que les adeptes de la pêche à pied s’en donneront à cœur joie sur les rochers à marée basse.
Vous l’aurez compris, ici, peu ou pas de vestiges du 6 juin : en raison de la présence de récifs, personne n’a débarqué à Luc sur mer, les troupes arrivées à Sword empruntant la brèche d’Hermanville. Toutefois, la situation de Luc-sur-Mer, à mi-chemin entre Courseulles et Ouistreham, ainsi que ses capacités touristiques, permettent de l’envisager comme lieu de séjour pour qui veut visiter les plages du débarquement.

Lion-sur-Mer

Cette paisible cité balnéaire se situe à l’extrémité occidentale de la plage de Sword. La ville a d’ailleurs été libérée par une unité des Brigades spéciales débarquée sur cette plage : le 41e Royal Marine Commando, mené par le Lieutenant-Colonel Gray. A la sortie de la ville, à coté d’un exemplaire d’un char Churchill, le monument de la Liberté commémore leur action : il s’agit d’un grand cadran solaire, une pierre au sol rappelant l’heure à laquelle le commando a pris pied sur la plage.

visiter Lion sur mer

Les attraits touristiques de la ville

Pour le reste, la commune est moins riche en vestiges et souvenirs que bien d’autres sur la côte de nacre ; mais sa situation peut en faire un lieu de séjour pour qui veut visiter les plages du débarquement. L’endroit est d’ailleurs plaisant : la bourgeoisie locale, au XIXème siècle, quand débute la mode des bains de mer, ne s’y est pas trompée, ce dont témoignent encore de très belles villas.

Possibilités d’hébergement à Lion-sur-Mer

Néanmoins, les possibilités d’hébergement pourraient paraître relativement modestes : un seul hôtel (2 étoiles), de 15 chambres, moins d’une dizaine de gîtes meublés et/ou de chambres d’hôtes ; si n’existait la résidence des falaises, constituée de 20 bungalows pouvant chacun abriter 6 personnes, en accès direct à la plage. Il existe également un camping ; et il convient d’ajouter la présence d’une maison de l’UNCMT (Union Normande des Centres Maritimes et Touristiques) qui accueille les enfants de 10 à 14 ans ; et d’une colonie de vacances d’EDF.

Un restaurant à Lion-sur-Mer ?

Côté restauration :

  • un restaurant traditionnel
  • un bar  / restaurant / traiteur
  • deux pizzérias
  • une crêperie / saladerie.

En dehors des visites à caractère historique liées au débarquement, il y a matière à s’occuper en découvrant le patrimoine local : l’église, le château, la maison du fossile, ou en s’adonnant aux activités proposées par l’école de voile. On notera aussi que la ville met en place tout l’été une série d’animations, dont des concerts gratuits.

Grandcamp-Maisy

Grandcamp-Maisy est une petite (1745 habitants) commune située entre les plages d’Utah et d’Omaha, à 2 km à l’ouest de la pointe du Hoc. C’est d’ailleurs de là que vinrent les libérateurs de la cité, qui fut délivrée le 8 juin à 17 h, au terme de la bataille de la pointe.

grandcamp-maisy

Sa situation en fait donc un lieu de séjour intéressant pour qui veut visiter les plages du débarquement, même si nous sommes d’abord dans le secteur américain : les deux plages, la pointe du Hoc, mais aussi Sainte-Mère-Église, à moins de 35 km par la route.

tombe Kieffer Grandcamp-MaisyGrancamp a abrité jusqu’en 2015 un fort intéressant Musée des Rangers, qui retraçait l’historique de l’unité
et, bien entendu, détaillait l’assaut des hommes du Colonel Rudder. La municipalité a malheureusement fait
le choix de le fermer au nom d’économies budgétaires. Rappelons aussi que c’est au cimetière de Grandcamp, dont il fut conseiller municipal, que se trouve la tombe du Commandant Philippe Kieffer.

Un riche patrimoine touristique

Sur le plan touristique, la commune ravira l’estivant : un port de plaisance, une école de voile, un patrimoine conséquent : les vestiges du château de Bertrand Du Guesclin, des vieux manoirs, de tout aussi vieux moulins, et même un vieux.. gréement (“La Grandcopaise”). Ajoutons à cela six circuits de randonnée balisés, et la possibilité de pratiquer la  pêche à pied.

Besoin d’un hôtel ou un hébergement :

statue de la paix GrandcampPas de souci d’hébergement : trois hôtels ; deux centres pour les accueils de groupes, d’une capacité totale de 200 lits, une bonne douzaine de locations saisonnières meublées ; cinq terrains de camping.

Aux restaurants des hôtels déjà cités s’ajoutent une dizaine de bars-brasseries, deux crêperies et quatre restaurants traditionnels, qui font la part belle aux produits locaux : outre la pêche (1er port du Bessin pour la coquille Saint-Jacques), Grancamp-Maisy est en effet un important centre ostréicole.

Enfin, depuis 2004, la ville abrite une “statue pour la paix dans le monde” du sculpteur chinois Yao Yuan, laquelle s’inspire de celle réalisée à Pékin par ce même artiste à l’occasion du changement de millénaire.

Saint-Aubin

saint aubin square des canadiensCoquette petite station balnéaire de la côte de nacre, Saint-Aubin, “perle de l’iode”, fait partie du périmètre de Juno Beach. La ville a donc été libérée par des troupes canadiennes (le North Shore Regiment), et leur a d’ailleurs dédié un square des Canadiens, (photo ci-contre) qui jouxte, sur la digue, un des derniers vestiges présents sur la commune : une casemate allemande avec son canon de 50 mm. C’est à peu près tout ce qui rappelle ici le souvenir du débarquement.

Toutefois, puisque nous sommes dans la rubrique “Où séjourner ?”, il serait incongru de ne pas en parler. C’est que, nous l’avons dit, la ville est station balnéaire (elle abrite d’ailleurs un casino). Pourquoi, dès lors, ne pas joindre l’utile à l’agréable ?

Les solutions d’hébergement à Saint-Aubin

Trois hôtels vous ont proposés, tous labellisés “Logis de France” :

  • le premier sur la digue (31 chambres, dont 2 accessibles aux personnes à mobilité réduite)
  • le deuxième hôtel de Saint-Aubin avec possibilité de vue sur la mer (24 chambres)
  • le troisième hôtel à 50 m de la plage (22 chambres, 1 accessible aux personnes à mobilité réduite).

D’autres type de location complètent l’offre d’hébergement :

  • Une douzaine de chambres d’hôtes
  • plus de 40 gîtes et meublés en location saisonnière
  • et surtout un village de vacances, proposant 158 emplacements de camping
  • près de 350 locations (majoritairement en mobil-homes) et un parc aquatique.

En matière de restauration, un établissement gastronomique est à mentionner en plus de ceux des hôtels cités plus haut, pour une capacité d’accueil totale de plus de 300 personnes, auxquelles on peut ajouter près de 80 places en terrasse l’été. Les restaurants/brasserie et une crêperie / saladerie / salon de thé offrent de surcroît  environ 180 places supplémentaires (et 70 en terrasse). Le bourg de Saint-Aubin propose par ailleurs tous les commerces dont un touriste peut avoir besoin (y compris un antiquaire et un bouquiniste), des marchés nocturnes gastronomiques étant d’autre part organisés en juillet / août.

falaise du cap romain

On pourra s’intéresser aussi à la falaise du cap romain (classée réserve naturelle, dont le nom évoque une très ancienne occupation : l’office de tourisme abrite les découvertes d’objets datant de cette époque), qui présente un récif d’éponges fossiles, vestige d’une (très, très) ancienne mer tropicale (jurassique) ; et surtout aux venelles et autres petits passages typiques de la ville, où séchaient autrefois les filets des pêcheurs, grâce aux courants d’air qui ne manquaient pas de s’y engouffrer.

Saint-Laurent sur mer

Saint-Laurent, une ville chargée d’histoire…

Saint-Laurent sur mer est une petite commune (moins de 250 habitants) qui constitue, avec Colleville et Vierville, le trio des localités qui bordent la plage d’Omaha. C’est dire que les sujets qui nous intéressent y sont nombreux, au premier rang desquels le Musée d’Omaha Beach, qui, sur 1200 m2, présente une collection très complète, jusqu’au char Sherman et au canon de 155 (ouvert du 15 février au 15 novembre).

La plage elle-même (qui, indépendamment de toute considération historique, vaut à elle seule le détour : 2 km de sable fin qui lui avaient valu, avant la guerre, le nom de “plage des sables d’or”) est jalonnée de panneaux informatifs sur le débarquement (huit au total pour Omaha, dont trois sur le territoire de Saint-Laurent) ; mais aussi de monuments et de plaques commémoratives :

Le monument Signal, sur l’esplanade, érigé pour le dixième anniversaire dont voici la photo

Monument Signal Saint Laurent

Au pied des marches de celui-ci, l’ensemble sculptural “Les Braves“ (photo qui suit), composé de trois œuvres : “Debout la liberté“ (au centre), “Les ailes de l’espoir” (à droite), “Les ailes de la fraternité” (à gauche) ;

les braves saint laurentAu vallon du Ruquet, où se trouve toujours un blockhaus équipé de son canon, là où s’ouvrit en cours de journée la première route vers l’intérieur, est élevé un monument en hommage à la 2e DI américaine ; tandis que, sur le blockhaus lui-même, sont apposées deux plaques : en hommage aux hommes du 476e bataillon d’artillerie qui ont neutralisé les défenses allemandes, et à ceux du Génie qui ont ouvert la voie ; (photo ci-dessous)

blockhaus de st laurentPas très loin de là, entre le plateau du Ruquet et Saint-Laurent, une plaque rappelle le souvenir des hommes de Génie aérien qui ont installé un aérodrome de fortune au lendemain du débarquement.
On n’oubliera pas non plus, sur la digue (coté ouest, près du monument Signal), la plaque commémorative de l’opération Aquatint : à partir de 1942, les Alliés lancent régulièrement des raids sur les côtes françaises, pour “tester” les défenses, procéder à des destructions, voire faire des prisonniers allemands.

C’est dans ce cadre que se déroule l’opération Aquatint, dans la nuit du 12 au 13 septembre 1942 : douze commandos partis de l’île de Wight débarquent sur la plage où ils sont immédiatement repérés, sept sont faits prisonniers, trois y laissent la vie, dont leur chef, le Major Phillips. Ils sont enterrés au cimetière du village.

Saint-Laurent sur mer constitue donc un passage obligé pour qui visite les plages du débarquement.

au riche patrimoine touristique

Pour qui veut y séjourner, aucune difficulté :

  • trois hôtels (qui sont également restaurants, et à qui, dans cette catégorie, on peut ajouter un établissement) pour une capacité totale de 36 chambres ;
  • une dizaine de meublés en location saisonnière
  • une dizaine de chambre d’hôtes.

Ajoutons qu’une partie de la commune, en tant que site naturel protégé, fait partie du conservatoire du littoral, que le sentier de randonnée GR 223 traverse la commune, et que le patrimoine local ne serait pas complet sans le centre d’art du prieuré et le “Musée du quotidien de nos grands-parents”.

Colleville sur Mer

Pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire du débarquement, le nom évoque d’abord le fameux cimetière. Il y a donc à Colleville infiniment plus de morts que de vivants. Certes, le nombre d’habitants est très faible, moins de 200, mais lorsqu’on y réfléchit, cette constatation vaut également pour la plupart des localités. Cependant, ici, les morts ont peut-être plus de poids que les vivants.

Colleville principal cimetière des plages du D-DayCe qui ne doit pas vous empêcher de venir y séjourner : en période estivale, la population peut quasiment être multipliée par six, tant les possibilités d’hébergement sont nombreuses.

Les services de Colleville-sur-Mer

  • dix meublés en location saisonnière ;monument Big Red One Colleville
  • seize chambres d’hôtes ;
  • un hôtel, un terrain de camping, auquel il faut ajouter des possibilités de camping à la ferme ;
  • un centre de loisirs (avec hébergement et petite restauration) qui propose des courts séjours à thèmes ;
  • et surtout un village de vacances de 100 logements.
  • Trois restaurants vous proposent leur table.

Pour ce qui concerne les visites, nous ne reviendrons pas sur le cimetière américain, auquel nous avons déjà consacré une page, mais qui est sans aucun doute le site le plus émouvant, et qui demeure une destination incontournable. Depuis 2007, le Visitor Center qui le jouxte complète utilement l’information des visiteurs.

On ne quittera pas Colleville sans être allé voir :

monument 5e Brigade spéciale du Géniela plage elle-même, sur laquelle, comme à Saint-Laurent et à Vierville, sont installés des panneaux informatifs (8 en tout sur la plage d’Omaha).

Le monument en hommage à la 1ère DI américaine : la “Big Red One” (photo ci-dessus) ; les vestiges des blockhaus “WN 60” et “WN 62”, au sommet de ce dernier se trouvant le monument érigé en hommage aux hommes de la 5e Brigade spéciale du Génie (photo ci-contre) ; et surtout le “Big Red One Assault Museum” : situé au hameau du Bray, ce musée privé, de dimensions modestes mais riche dans son contenu, est le fruit du travail d’un mordu qui a su rassembler des pièces aussi introuvables qu’émouvantes, et qui saura vous faire partager sa passion.

Vierville sur mer

Avec Saint-Laurent et Colleville, Vierville sur Mer (250 habitants) appartient au trio de communes qui bordent la plage d’Omaha, dont elle constitue la partie la plus occidentale. C’est dire que les centres d’intérêt, pour ce qui nous concerne, ne manquent pas.

De nombreux édifices de souvenir du débarquement

passerelle du Mulberry ViervilleRappelons que devant Omaha avait aussi été construit un port artificiel, comparable à celui dont on peut voir les vestiges à Arromanches (voir aussi la page Gold Beach), mais celui-ci n’ayant pas résisté à la tempête. Il ne reste ici que peu de vestiges (un ponton relié au rivage, sur lequel court une petite jetée) par contre l’association “Les passerelles d’Omaha“ a entrepris en 2004 d’en remonter quelques unes (photo ci-contre) que l’on peut désormais voir sur la terre ferme, non loin de l’endroit, dans la descente de Vierville, où est érigé le monument commémoratif de la 6e Brigade spéciale du Génie (lequel a remplacé en 1998 un ancien monument installé à la limite de Saint-Laurent, devenu aujourd’hui inaccessible).

monument de la garde US ViervilleEn descendant vers la plage, on trouvera ensuite, sur la droite, le monument à la gloire de la 29e DI. Un peu plus bas, sur la gauche, la plaque posée par les Rangers, lesquels, vers 7 h du matin ce 6 juin, arrivent en haut des falaises à l’ouest du village. Plus bas toujours, la place a été baptisée du nom de Jean-Roger Sainteny, chef du réseau de résistance local “Alliance”, compagnon de la Libération. Enfin, en arrivant sur la plage, on découvre l’imposant monument en honneur de la Garde Nationale des États-Unis, inauguré en 1969, et qui est édifié sur une ancienne casemate allemande (photo ci-contre).

En face, là où se trouvait un mur anti-chars barrant la route de Vierville, est apposée, sur les restes du mur, la plaque rappelant l’action du 121e Bataillon du Génie qui l’a fait sauter.
De l’autre côté, (devant l’hôtel du Casino), une petite plaque commémore le souvenir des hommes du 58 Bataillon d’Artillerie Blindée, qui ont payé un lourd tribut sur la plage, ou avant même de pouvoir y prendre pied.
Dans le bourg de Vierville, sur le mur de l’église, se trouvent deux plaques : l’une dédiée aux soldats du 110e Bataillon d’artillerie de campagne, principales victimes du pilonnage de l’artillerie allemande le soir du 7 juin, l’autre au 81e Bataillon de mortiers lourds.
Enfin, sur le mur du château, une plaque rappelle que ce dernier abrita le QG du 11ème port américain.

Vestiges du Mulberry à ViervilleNous ne serions pas complet sans rappeler que c’est à Vierville (à 1 km à l’est si l’on part par exemple du monument de la Garde Nationale) que fut installé, dans les tout premiers jours ayant suivi le débarquement, et souvent en utilisant les cratères laissés par les bombardements, le premier cimetière américain en France pour ce conflit. Une borne en indique l’emplacement, boulevard de Cauvigny. Sur la photographie ci-dessus, les derniers vestiges du Pont Mulberry aujourd’hui.

Hôtels, gîtes, locations, restaurants, infos pratiques

En matière d’hébergement, si l’on ne compte qu’un seul hôtel à Vierville sur mer, elle peut compter sur une vingtaine de meublés, gîtes et chambres d’hôtes, et un camping de près de 300 emplacements. Dans le détail :

  • Hôtel Vierville sur Mer : L’hôtel du casino vous propose 12 chambres
  • 5 gîtes indépendants pour une capacité totale d’accueil de 50 personnes
  • 7chambres d’hôtes pour une capacité d’accueil de 14 personnes
  • 7 locations meublées pour cette fois-ci une capacité d’accueil de 87 personnes
  • 293 emplacements au camping de Vierville pour une capacité totale d’accueil de 900 personnes
  • 1 restaurant traditionnel et une crêperie

Plus d’informations à cette adresse

On pourra aussi s’attarder sur le patrimoine historique antérieur au XXème siècle (châteaux de Saint-Sever, de Vierville, du Vaumicel, fermes-manoirs de l’Ormel et de Crespigny, manoir de Than), comme sur les zones naturelles protégées, idéales pour les ornithologues. La commune abrite également une école de char à voile et un club de parapente.

Port-en-Bessin

Port-en-Bessin ou plutôt, comme il conviendrait de dire : Port-en-Bessin – Huppain, les deux communes ayant fusionné en 1972, est une charmante petite localité du Calvados qui compte un peu plus de 2000 habitants. Elle est comprise dans le secteur constituant Omaha Beach, mais est aussi, nous l’avons déjà évoqué (voir l’article consacré au Commando Kieffer dans “Les Français du Jour J”) un des lieux de tournage du “Jour le plus long”, dans lequel ses quais figurent ceux de … Ouistreham, pour la séquence de l’attaque du casino.

port en bessinOutre sa localisation, à l’est du secteur américain et donc, quasiment, en plein centre des plages du débarquement, Port-en-Bessin saura vous séduire par la qualité de son hébergement et de ses commerces.

Location, hôtel, camping, à Port-en-Bessin, il y en a pour tous les goûts

Niveau hébergement on compte en effet :

5 hôtels, dont deux 4 étoiles ;
une résidence de tourisme rassemblant 121 maisons et 19 appartements ;
à laquelle on peut ajouter une quinzaine de gîtes meublés ;
et deux campings, dont un quatre étoiles.

La restauration fait aussi bonne figure :

Sans compter les tables des hôtels cités précédemment, dix restaurants, pour l’essentiel traditionnels, vous proposent leur carte, laquelle, bien entendu, fait la part belle aux produits de la mer.

La ville abrite en effet le premier port de pêche de Basse-Normandie (et le 7e de France).
Les amateurs apprécieront le golf “d’Omaha Beach”, et, pour ce qui nous intéresse plus particulièrement, le Musée des épaves sous-marines : fruit de très nombreuses années de recherche, il rassemble tout ce qui a pu être remonté du fond depuis le 6 juin 1944. On y trouve aussi bien des pièces appartenant aux vaisseaux ou aux engins qui furent coulés lors de l’assaut, que les effets personnels de soldats qui étaient à bord. (visite libre, compter une bonne heure). Ce musée n’est hélas ouvert que 1er juin au 30 septembre, si l’on excepte les week-ends et jours fériés de mai.

La ville a obtenu en 2011 le label de “commune touristique”.

Ouistreham

Ouistreham ou plus exactement Ouistreham-Riva Bella, appellation qui prouve à quel point est ancienne la vocation touristique de la localité, située sur la côte de nacre, constitue l’extrémité orientale des plages du débarquement, puisque la ville s’est construite sur la rive gauche de l’Orne, laquelle limite à l’est le secteur de l’opération Neptune.

Au départ village de pêcheurs et de paysans, la commune va connaître un certain essor grâce à son port (de là part la pierre de Caen). Dans la seconde moitié du XIXe siècle, quand les Britanniques inventent le tourisme, les Normands les imitent et les villas cossues commencent à s’installer dans les dunes (de ce moment date “Riva Bella”). Au début du siècle suivant ouvre ce que l’on appelle pas encore la thalassothérapie, ainsi que le casino (la population reste toutefois à un niveau modeste, autour de 2000 habitants. Après guerre commence une évolution qui va s’accélérer dans les années 1990 pour dépasser aujourd’hui les 9000 habitants).

Ce casino surplombe la plage, et constitue donc un point de surveillance idéal que les Allemands ne manquent pas d’utiliser. Sa prise, on le sait (voir l’article qui lui est consacré à la page “Les Français du Jour J”) est l’œuvre du commando Kieffer (commando n° 4), intégré à la 1ère Brigade spéciale de Lord Lovat, tout juste débarquée à Sword, dont le périmètre englobe les abords de la ville.

Pour qui ambitionne de visiter l’ensemble des plages du débarquement, le choix de Ouistreham comme lieu de séjour ne semble pas aller de soi, tant la position de la ville est excentrée. Pourtant, le patrimoine local mérite qu’on y réfléchisse : en dehors d’atouts touristiques classiques (la thalasso, la station nautique et son école de voile, la pêche en mer, le bois du caprice, etc…) la ville abrite en effet deux musées qui nous intéressent au premier chef : celui du Mur de l’Atlantique, installé dans le bunker qui abritait le QG allemand commandant les batteries de l’Orne, et celui du commando n° 4.

Monument Kieffer OuistrehamOn ne manquera pas non plus d’aller voir : le mémorial aux soldats britanniques (parking de la gare maritime) ; et surtout, boulevard Aristide Briand (qui possédait une résidence de vacances à Ouistreham, on peut toujours la voir, au lieu-dit “Le Maresquier”), le monument en hommage aux 177 fusiliers-marins qui libérèrent la ville : leurs noms sont gravés sur cette flamme, œuvre d’une artiste locale, qui s’élève sur une coupole de tir. Autour, des stèles rappellent que plusieurs d’entre eux ont laissé leur vie dans ces combats. C’est là que, chaque 6 juin, se rassemblent les vétérans encore valides.

Les possibilités d’hébergement sont légion :

  • 10 hôtels, dont celui, 4 étoiles, de l’institut de thalasso ;
  • une cinquantaine de meublés en location saisonnière ;
  • une bonne quinzaine de chambre d’hôtes ;
  • et enfin deux campings (3 et 4 étoiles) totalisant près de 600 emplacements

Pas de souci de restauration non plus :

  • entre pizzerias, crêperies ou encore crêperies/mouleries, et restaurants traditionnels (dont un gastronomique) ou dédiés aux produits de la mer, c’est plus d’une trentaine de tables qui vous sont offertes.

Ajoutons enfin que le centre-ville est très commerçant et se prête parfaitement au lèche-vitrine si la météo dissuade de visiter les plages. La ville possède bien entendu le label “commune touristique”, et est aussi par ailleurs station climatique classée depuis 1923.

Courseulles sur mer

Courseulles-sur-mer fait partie des villes idéales qui se prêtent à recevoir des touristes venus visiter les plages du débarquement en Normandie. Tout d’abord parce qu’elle fut l’une des plages du Jour J – Courseulles sur mer fait partie des plages canadiennes de Juno Beach – ensuite parce qu’elle offre une localisation idéale pour les personnes qui viennent passer un séjour d’un week-end ou d’une semaine pour revivre les événements du 6 juin 1944.

courseulles-sur-mer

Courseulles-sur-Mer depuis les dunes

La ville de Courseulles offre aux touristes de nombreuses occasions de se remémorer le débarquement. Chars mais aussi drapeaux ou monuments commémoratifs jalonnent la côte et rappellent que cette petite ville balnéaire aujourd’hui si charmante fut le théâtre de violents affrontements. Petite ville de Basse-Normandie dans le département du Calvados, Courseulles est une station balnéaire de moins de 5000 habitants, blottie à côté de l’embouchure de la Seulles, sur laquelle est installé son port, et se révèle particulièrement propice à l’accueil des touristes.

Hébergement (hôtel, location) / restauration Courseulles

Courseulles dispose en effet de la palette à peu près complète en matière d’hébergement, idéal si vous cherchez un(e) :

  • HOTEL Courseulles sur mer : 7 hôtels-restaurants, dont trois bénéficient de 2 cheminées dans le classement “Logis de France”, et l’un de trois
  • Chambre d’hôte Courseulles sur mer : près d’une trentaine de chambres d’hôtes ; sans compter celles qui se trouvent à proximité (Graye ou Ver sur mer)
  • Location Courseulles sur mer : de très nombreuses locations meublées, maisons ou appartements
  • Résidence : une résidence de tourisme qui propose des appartements de 4 à 6 personnes
  • Camping Courseulles sur mer : un camping municipal de 348 emplacements auxquels s’ajoutent 34 bungalows d’une capacité de 4 à 6 personnes.

Les restaurants ne sont pas en reste : outre ceux des hôtels dont il a déjà été question, et qui, majoritairement, mettent à l’honneur les produits de la mer ; la ville propose en effet cinq restaurants traditionnels, trois brasseries, quatre pizzérias et trois crêperies.
On ajoutera que les commerces y sont nombreux et variés, et qu’éventuellement, des épouses moins portées que leurs maris sur les visites historiques ou l’inverse, trouveront au sein des petites rues commerçantes de quoi s’occuper utilement.

Une ville d’histoire…

courseulles - graye

Croix de Lorraine de Courseulles-sur-Mer / Graye

En dehors bien évidemment du Centre Juno Beach, qui retrace le débarquement et la part prise par le Canada au conflit, ainsi que du Parc Juno qui en dépend (promenade dans les dunes au milieu des vestiges du mur de l’Atlantique) – les visites étant assurées de part et d’autre par des guides canadiens – la ville abrite d’autres lieux de mémoire : on sait que c’est ici, à la lisière de Graye-sur-mer, que le Général De Gaulle, débarqué par le contre-torpilleur La Combattante, a refoulé pour la première fois le sol métropolitain. Depuis 1990, une Croix de Lorraine s’élève à l’endroit même. Au centre-ville se trouve la stèle en mémoire du Général, et, quelques dizaines de mètres plus loin, celle érigée en mémoire des marins de La Combattante, qui sauta sur une mine en février 1945. On ne peut pas ne pas voir l’exemplaire d’un char Sherman M4, coulé à Juno le 6 juin, et renfloué en 1970 grâce au sergent Léo Gariépy, qui appartenait lors du débarquement au First Hussard Régiment canadien (fait citoyen d’honneur de la ville, il repose, selon sa volonté, dans le carré militaire du cimetière de Courseulles) ; non plus que l’imposant monument en forme de dague qui rend hommage aux hommes du Royal Winnipeg Rifles.

Et de tourisme

char Sherman à CourseullesPour les balades côtières, que celles-ci aient pour but de sillonner une plage de Juno Beach ou simplement de profiter de l’air marin ; Courseulles-sur-Mer offre un port de plaisance et un littoral bien entretenu. Reconnue commune touristique en 2009, elle dispose de son office de tourisme ouvert toute l’année et invite au souvenir des événements de la seconde guerre mondiale mais aussi à des activités ludiques en proposant, entre autres, de très nombreuses activités aquatiques, avec notamment une école de voile.

Si l’orthographe de la ville est souvent écorchée, tantôt écrite Courseulle et donc par voie de conséquence Courseulle-sur-mer, à d’autres moments Courseul ou encore Courseuil, la bonne orthographe est bien la suivante : Courseulles-sur-Mer.

Arromanches-les-bains

Arromanches-les-bains est une plage du débarquement et une ville qui mélange habilement tourisme et histoire et accueille chaque année de nombreux visiteurs. Elle offre quand on s’en approche un paysage caractéristique des vestiges de la seconde guerre mondiale sur les plages du débarquement en Normandie. La vue lointaine (et qui se précise au fur et à mesure que l’on s’approche) est celle d’une mer dans laquelle on trouve de nombreux caissons amenés par les alliés et conçus pour pouvoir flotter jusque là et être fixés au fond de l’eau une fois placés à l’endroit stratégique voulu. La conception de ces ports préfabriqués et leur implantation jusque sur la plage d’Arromanches portait le nom de code Mulberry.

canon près du musée d'ArromanchesVéritables ponts flottants, les caissons que l’on trouve sur les plages du débarquement comme celle d’Arromanches jouèrent un rôle décisif dans le débarquement de juin 1944. Assurant à la fois un rôle de protection et de passerelle, ils furent soumis à rude épreuve comme en attestent les différents canons disséminés un peu partout dans Arromanches. En cœur de ville comme sur la côte, canons et chars de l’alliance comme de l’ennemi ponctuent les différents parcours côtiers et offrent aux touristes venus visiter Arromanches, l’occasion de découvrir les engins de l’époque.

Un cinéma panoramique

Sur la partie haute de la plage, un cinéma circulaire vous propose toutes les demi-heures un film retraçant la bataille de Normandie à partir d’images d’archives souvent inédites.

Depuis le 6 juin 2019, à l’occasion du 75 e anniversaire, a été installé à quelques pas de là un mémorial, le D-Day 75 garden, offert à la ville par une association de vétérans britanniques (photo ci-dessous).

dday 75 garden

Dans la partie basse de la ville, c’est, comme sur chacune des plages du débarquement ou presque, un musée qui vous attend. Comme pour Courseulles-sur-Mer à quelques kilomètres de là, Arromanches est également un lieu stratégique idéal pour accueillir les passionnés de la seconde guerre mondiale.

Arromanches hôtels, musées, cafés, restaurants

arromanches les bainsPourquoi ? Parce que comme Courseulles, Arromanches-les-Bains ne présente aucune difficulté pour trouver un hôtel, une chambre d’hôte, un gîte ou d’autres locations pour vous héberger, le temps d’un séjour prolongé, mais aussi pourquoi pas, pour une ou deux nuitées dans le cadre d’un circuit des plages du débarquement qui se voudrait mobile. L’hébergement est une chose, mais la ville offre bien plus que de simples facilités à se loger : restaurants, commerces, activités touristiques et culturelles, etc. Pour simplement visiter Arromanches sans y séjourner, en prenant votre temps et en faisant toutes les activités, comptez une demi-journée et approximativement une quinzaine d’euros.

Longues-sur-Mer

Pour qui souhaite découvrir les plages du débarquement tout en bénéficiant de calme pendant son séjour, Longues sur mer est une des meilleures destinations possibles.

visiter longues sur merCette petite (660 habitants) commune, située à l’aplomb de Bayeux (distante de moins de 7 km), entre la plage d’Omaha à l’ouest et celle de Gold à l’est, est bien entendu connue pour sa batterie allemande (voir l’article qui lui est consacré). Celle-ci, constituée de canons de marine de 152 mm, d’une portée de 20 km, menaçait bien entendu tout navire croisant à proximité, autant que l’espace des deux plages déjà citées.

Des solutions d’hébergement

En termes de séjour, s’il n’y a pas d’hôtel sur place, vous pourrez trouver votre bonheur parmi les 16 gîtes meublés en location saisonnière, auxquels s’ajoutent une quinzaine de chambres d’hôtes. Et si vous ne tenez pas à courir à la ville pour faire vos courses, vous trouverez l’indispensable auprès de la boulangerie et de la boucherie/épicerie du village. Ajoutons enfin que le restaurant local, “La Chaumière”, qui vous accueille par ailleurs dans un cadre très coquet, propose aussi des plats traiteur ! Ainsi que nous le signalait une lectrice attentive, que nous saluons au passage ;), il semblerait malheureusement que « La Chaumière » soit actuellement à vendre…

On notera également que la municipalité met en place des “circuits nature” permettant de découvrir, outre la fameuse batterie, la richesse de la flore et de la faune locales, lesquelles font preuve d’une étonnante diversité due à la présence sur le territoire de la commune de milieux naturels extrêmement différents, des falaises de la côte (le “chaos” de Marigny) à la vallée bocagère du Ponchot, sans oublier les bois et prairies attenants.

L’endroit séduira également les amateurs de vieilles pierres, avec les vestiges de l’Abbaye bénédictine de Sainte-Marie (fondée en 1168), tout comme les passionnés de pêche à pied.