Général Hill

Stanley James Ledger Hill naît en mars 1911 à Bath, d’un père militaire (il finira Général). C’est donc assez naturellement qu’il intègre l’Académie militaire royale de Sandhusrt, dont il sortira en 1931 pour intégrer le Royal Fusiliers, régiment alors commandé par son père. En 1936 pourtant, il rejoint la réserve pour travailler dans le privé, au sein d’une compagnie de ferries dont sa famille est propriétaire.
Rappelé au sein de son régiment dès le début de la guerre, il commande un peloton lorsque son unité stationne sur la ligne Maginot.

General Hill

Promu Capitaine en janvier 1940, il rejoint l’État-Major interallié, auprès du Maréchal Gort. C’est là que les hostilités qui débutent vont le trouver. Il aura notamment la charge d’organiser le rapatriement de la force expéditionnaire britannique : il dirige personnellement le rembarquement sur la plage de La Panne, .et sera un des derniers à se hisser à bord d’un bateau.
Après une affectation en Irlande, il se porte, en 1941, volontaire pour intégrer les unités parachutistes alors en cours de constitution. Le bataillon qu’il commande, intégré à la 1ère Brigade parachutiste, est prévu pour faire partie du raid sur Dieppe, lequel, pour des raisons météorologiques, est une première fois ajourné. Lors de la reprogrammation, l’État-Major considère sa participation comme trop aléatoire, pour le même type de raisons, et le raid se fera sans lui.

En 1942, la Brigade est rattachée à l’autorité d’Eisenhower (notre page), qui prépare alors l’opération Torch, le débarquement allié en Afrique du Nord. En dépit de nombreux avatars dus à une logistique défaillante, il y mènera à bien sa mission, persuadant, notamment autour de Béja, les Français de l’armée de l’armistice, dont on ne pouvait savoir de façon certaine de quel côté ils basculeraient, de se rallier à sa cause et d’engager le combat contre Allemands et Italiens.

Il sera grièvement blessé lors d’un combat contre des blindés, recevant trois balles dans la poitrine. Ses actions lors de cette opération lui vaudront le Distinguished Service Order ainsi que notre Légion d’honneur. Remis de ses blessures, il devient en février 1943 chef du 9e Bataillon parachutiste, sous les ordres du Général Lathbury, qui commande la 3e Brigade. En avril, Lathbury se voit offrir un nouveau commandement, celui de la 1ère Brigade, qui va préparer le débarquement en Sicile. La 3ème reste alors en Angleterre, intègre la toute nouvelle 6ème Airborne, et Hill en prend le commandement.

A partir de décembre débute l’entraînement intensif qui mènera au jour J. Ce 6 juin, la mission dévolue à la brigade est plurielle : neutraliser la batterie de Merville (9e bataillon, commandé par le Lieutenant-Colonel Otwayvoir la page consacré à ce dernier), et détruire un certain nombre de ponts (8e bataillon, 1er bataillon canadien).
Le parachutage n’est pas une réussite : beaucoup d’hommes atterrissent loin de leurs objectifs : Hill est de ceux-là, arrivé avec plusieurs “sticks” près de la Dives, en zone marécageuse, il devra se sortir de plus d’un mètre d’eau sur plusieurs centaines de mètres. Rassemblant ses hommes, il se dirige vers Sallenelles, pour faire la jonction avec Otway, quand son groupe est la cible d’avions de chasse allemands volant à basse altitude. L’attaque fait de nombreuses victimes, et Hill est à nouveau blessé. Il réussit néanmoins à rallier Ranville, ou se trouve le PC de la division. Au soir du 6 juin, la Brigade a atteint ses objectifs.

Du 7 juin à la fin août, elle va être utilisée comme une force d’infanterie, qui aura à repousser les contre-attaques allemandes  (11, 12 juin) et à consolider la tête de pont. Hill dira plus tard que la période du 7 au 12 juin constitue “les cinq jours de plus durs combats que j’ai vus en cinq ans de guerre”.

Rentrée en Angleterre en septembre, la 6e Airborne est précipitamment renvoyée au front le 24 décembre, lorque les Allemands lancent leur contre-offensive des Ardennes. Hill, alors hospitalisé pour une chirurgie plastique de reconstruction, la rejoint avec quelques jours de retard, mais sa brigade n’aura pas à combattre, les Allemands ayant abandonné les positions sur lesquelles elle pouvait les rencontrer. On retrouve Hill en mars 1945 lorsque, parachuté avec sa brigade, il s’empare de Schappenberg, près de la forêt de Diersfordter, dans le cadre de l’opération Varsity.

Fin avril, la Weser est atteinte, puis l’Elbe (le 23), et Hill sort vainqueur de la course-poursuite engagée avec l’Armée rouge pour prendre le contrôle de Wismar, clé de la péninsule danoise. Il devient d’ailleurs gouverneur militaire de Copenhague en mai 1945, avant de quitter le service actif en juillet. Il restera réserviste jusqu’en 1949, mais entame alors une seconde carrière, comme dirigeant de sociétés.

En 2004, pour le 60e anniversaire du débarquement, il est présent lorsque le Prince Charles dévoile la statue de bronze qui lui est dédiée, au carrefour du Mesnil, et qui a depuis été déplacée dans le parc du Musée de Pégasus Bridge (photo ci-dessous).

Hill Pegasus

Il meurt en mars 2006, deux jours après avoir fêté son 95e anniversaire. Sa page Wikipédia d’où vient sa photo.

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