Général Gale

Richard Nelson Gale naît à Londres en Juillet 1896 d’un père agent d’assurances qui emmène bientôt sa famille en Australie et en Nouvelle-Zélande, avant de renter au pays quand le petit Richard a dix ans. Celui-ci souhaite après ses études intégrer l’Artillerie de Sa Majesté, mais il ne possède alors ni les qualifications ni les standards physiques qui lui permettraient d’entrer à l’Académie militaire royale de Woolwich. Il se résigne donc à suivre les traces de son père en travaillant lui aussi dans les assurances, mais réalise rapidement que ce milieu n’est pas fait pour lui, et se résout à mettre les bouchées doubles pour pouvoir intégrer l’armée.

général GaleArrive le premier conflit mondial. Encore trop juste physiquement pour être incorporé dans l’armée territoriale à Londres, il réussit malgré tout à entrer au collège militaire royal de Sandhurst à l’été 1915, et, avant même la fin de l’année (c’est la guerre !), est affecté comme 2nd lieutenant au Worcestershire Régiment. Là, la légende veut qu’il s’inscrive pour suivre ce qu’il croit être une formation à l’utilisation des mitrailleuses, et, une fois arrivé au centre d’entraînement, découvre qu’il a en réalité postulé pour rejoindre une unité spécialisée dans cet outil : le Machine Gun Corps, lequel se bat sur le front français ! C’est là qu’il obtiendra la médaille militaire en mars 1918.

Après la guerre, il sert aux Indes, y accomplissant sa formation d’officier d’État-major. C’est essentiellement dans ce domaine qu’on le retrouve après son retour en Europe en 1936, jusqu’à ce que, à l’été 1941, on lui confie le commandement de la 1ère Brigade parachutiste tout juste constituée. En 1942, il rejoint le War Office comme “Director of Air”, ce qui signifie concrètement qu’il a la charge de réfléchir à la conception des opérations aéroportées, en faisant le lien entre deux mondes qui a priori ne collaborent pas spontanément : l’armée de terre, qui fournira les parachutistes, et l’armée de l’air, qui n’a pas pour habitude de faire cadeau de ses avions, d’autant que la RAF considérera longtemps le bombardement aérien comme suffisant. En mai 1943, élevé au rang de Major Général, il prend la tête de la 6e Division Aéroportée qui se constitue. Il lui reste donc juste un an pour préparer le jour J, ce qui ne sera pas simple, avec l’envoi d’unités en Sicile et en Afrique du Nord. Il y parviendra malgré tout, constituant, en plus des unités parachutées, des unités transportées par planeurs ; et ce malgré la pression qui pèse sur ses épaules : c’est la première fois qu’une division aéroportée britannique engage le combat ! Lui-même atterrit en planeur dans l’aube du 6 juin. Lorsque la division, début septembre, part au repos en Angleterre, le Général Gale reste en Europe, à l’État-Major de la 1ère armée aéroportée alliée, et termine la guerre à la tête du 1er Corps aéroporté.

En 1946-47, on le retrouve au commandement de la 1ère Division d’infanterie au Moyen Orient, puis commandant en chef du groupe d’armées Nord des forces alliées en Europe, jusqu’en 1957, date à laquelle il prend sa retraite, avant d’être rappelé un an plus tard pour remplacer Mongmomery au commandement en chef, ce qu’il fera jusqu’en 1960.  Il décède près de Londres, à Kingston upon Thames, en Juillet 1982. Il était par ailleurs membre fondateur et Président d’honneur du Musée de Pegasus Bridge.

Sa page Wikipédia d’où vient d’ailleurs la photographie

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